IMG_2939AB THE CHILD IN THE EUROPEAN PAINTING

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Main Course

Melozzo da Forli (Melozzo degli Ambrosi) 1438-1494. Fresques. Anges musiciens, cherubins et têtes d'apôtres. Fragments d'une Ascension du Christ. Frescoes. Angels musicians, cherubim and heads of apostles. Fragments of an Ascension of Christ Vers 1480. Rome. Vatican.

L'ENFANT DANS LA PEINTURE EUROPÉENNE

C'est un fait que la femme a tenu dans l'histoire européenne, artistique mais aussi politique et sociale, une très grande place. La peinture européenne en témoigne à l'évidence ( cf La femme dans la peinture européenne 1 et 2, Les femmes dans la culture catholique et orthodoxe, et la femme dans la Mythologie grecque).
Selon que l'inspiration des artistes prenait sa source dans la religion catholique ou l'antiquité grecque et romaine la femme représentée n'était pas la même et ces différences ont des conséquences dans les représentations de l'enfant. Car c'est un fait aussi que la peinture européenne a beaucoup représenté l'enfant, et que cette représentation de l'enfant était liée à celle de la femme-mère privilégiée par le christianisme catholique et orthodoxe.
L'Antiquité privilégiait la femme-femme, bien plus que la femme-mère. L'Antiquité Gréco-romaine représente de préférence la femme symbole de l'amour profane et de l'érotisme. Tout au moins dans les représentations artistiques, sinon dans la vie quotidienne. Aphrodite-Vénus, Artémis-Diane, les Nymphes et les innombrables déesses ou mortelles maîtresses de Zeus donnent à la femme amoureuse, amante, une présence étonnamment puissante dans une société gréco-romaine dont les valeurs principales restent par ailleurs très masculines. La société grecque encore plus que celle romaine, moins misogyne dans la vie quotidienne.
Les religions catholique et orthodoxe ont modelé l'art européen, de manière exclusive, pendant des siècles : du 5è au 15è siècle, soit pendant mille ans. Sous leur influence la femme représentée n'était plus celle de l'Antiquité. C'était une évidente rupture dans la culture : la femme valorisée par l'art catholique et orthodoxe européen devient la Mère ou/et la Vierge. Bien sûr Artémis-Diane était vierge, mais pas pure ! D'ailleurs les contemporains de la christianisation de la société antique reprochaient au christianisme d'être une religion pour les femmes (et les esclaves) et répandue par les femmes. D'où aussi le nombre très importants et le rôle décisif des saintes dans la religion catholique. Culturellement on est à l'opposé de l'Islam.
La femme de l'Europe catholique et orthodoxe symbolise toujours l'Amour, mais ce n'est plus du tout le même amour que dans l'antiquité grecque et romaine : c'est l'Amour maternel et l'Amour mystique (le mariage mystique de Sainte Catherine thème de nombreux tableaux), et non plus l'Amour érotique.
Evidemment l'Enfant (Christ) allait avec la Mère (Marie). Et l'Enfant, comme la Mère était à l'image de l'enfant et de la mère, c'est à dire une valorisation, indirecte mais extrêmement puissante, de la maternité et de l'enfance dans la société humaine. L'anthropomorphisme et l'acceptation des images religieuses présentent des avantages, pas seulement artistiques mais aussi idéologiques, symboliques et offrent des possibilités d'identification. Ils autorisent un "jeu de rôle" influent sur les sociétés. La mère symbolise l'amour qui donne, l'amour sacrifice de soi, et l'enfant l'innocence.
Dans la peinture européenne l'enfant ou l'adolescent prend la forme du Christ-enfant ou de Jean Baptiste enfant bien sûr, mais aussi des chérubins, des séraphins, des anges, et des putti, dont il ne faut pas sous estimer l'importance quantitative et symbolique. Ces enfants là sont partout dans la peinture européenne de l'art roman à l'art baroque.
Comme pour la femme, l'art européen se distingue beaucoup de l'art d'autres grandes civilisations (sauf sans doute de l'Inde hindouiste, une fois de plus) par sa représentation systématique, pendant deux mille ans de la maternité et de l'enfant, depuis le nourrisson jusqu'à l'adolescent. Un thème constant partout présent, dans les foyers même les plus humbles, et dans toutes les églises même les plus modestes. La crèche de l'Enfant Jésus et l'Adoration des Rois chaque année, et les Saintes Familles toute l'année...et le Massacre des Innocents comme contrepoint....quels puissants symboles maternel et familial ! Quelles valeurs sous-jacentes, contrariantes, dialectiques, suggérées par l'Eglise à une société masculine, restée très guerrière.
Contrairement à la représentation de la femme, la "Renaissance" au 16è siècle, n'a pas apporté d'évolution notable dans l'image de l'enfant. Eros-Cupidon est réapparu, certes, mais marginalement et dans les seuls milieux aristocratiques. Cet enfant là n'a pas fait partie de l'imagerie populaire européenne, et les représentations catholiques de l'enfant sont restées maîtresses des foyers européens. La Renaissance n'existe pas, du point de vue de l'enfant.
La Réforme a des conséquences bien illustrée par les Pays Bas dès le 17è siècle : La Mère divine disparaît, mais la mère humaine est abondamment représentée. En conséquence l'enfant divin disparait aussi, sauf quelques peintures du Christ adolescent chez les Docteurs de la Loi. Par contre l'enfant humain est très représenté, et il appartient à toutes les classes de la société, paysans, artisans, bourgeois, aristocrates, dans les scènes de société et les paysages. Habillé exactement comme les adultes, l'enfant est souvent une image un peu caricaturale de l'âge adulte.
L'Art Moderne européen continue de représenter fréquemment la femme et l'enfant. Pendant toute la période très diversifiée qui va de 1815 à 1940, l'enfant, comme la femme, est très présent dans la peinture européenne, de moins en moins sous l'aspect religieux. C'est de plus en plus l'enfant profane, le petit de l'homme, qui l'emporte.
L'Art Contemporain, dans nos musées ? Des enfants ? Non. des carrés blancs, noir, rouge... des lignes droites et courbes, des zigzags, et beaucoup de taches colorées. Un art enfantin ou infantile peut être, mais où l'enfant est absent.

THE CHILD IN THE EUROPEAN PAINTING

It is a fact that women have held a very important place in European, artistic, but also political and social history. European painting is obvious evidence of this (see Women in European painting 1 and 2, women in Catholic and Orthodox culture, and women in Greek mythology).
Depending on whether the inspiration of the artists originated in the Catholic religion or in the Greek and Roman antiquity, the woman represented was not the same, and these differences have consequences in the representations of the child. For it is also a fact that European painting has represented the child very much and that this representation of the child was linked to that of the woman-mother privileged by Catholic and Orthodox Christianity.
Antiquity favored the woman-woman, far more than the woman-mother. It represents preferably the woman symbol of profane love and eroticism. At least in artistic representations, if not in everyday life. Aphrodite-Venus, Artemis-Diana, the Nymphs and the innumerable goddesses or mortal mistresses of Zeus give the amorous woman, paramour, a surprisingly powerful presence in a Greco-Roman society whose main values remain very masculine. In Greek society even more than in the Roman society, less misogynous in everyday life.
The Catholic and Orthodox religions have shaped European art exclusively for centuries: from the 5th to the 15th century, either for a thousand years. Under their influence the woman represented was no longer that of antiquity. It was an obvious break in culture: the woman valued by European Catholic and Orthodox art becomes the Mother and / or the Virgin. Of course Artemis-Diana was a virgin, but not pure! Besides, the contemporaries of the Christianization of the ancient society reproached Christianity for being a religion for women (and slaves) and spread by women. Hence also the very important number and the decisive role of the holy womens in the catholic religion. Culturally, it is the opposite of Islam.
The woman of Catholic and Orthodox Europe still symbolizes Love, but it is not at all the same love as in Greek and Roman antiquity: it is the Maternal Love and the Mystical Love (The mystical marriage of St. Catherine's, theme of many paintings), and not More Erotic Love.
Obviously the Child (Christ) went with the Mother (Mary). And the Child, as the Mother was in the image of the child and the mother, that is to say, an indirect but extremely powerful appreciation of motherhood and childhood in human society. Anthropomorphism and the acceptance of religious images have advantages, not only artistic, but also ideological, symbolic and offer a possibility of identification. They allow "role playing" to influence societies. The woman-mother symbolizes the love that gives, the self-sacrifice, and the child symbolizes the innocence.
In European painting, the child or adolescent takes the form of the Christ-child or of John the Baptist child, of course, but also of cherubim, seraphim, angels, and putti, of which we must not under estimate the quantitative and symbolic importance. These children there are everywhere in the European painting of Romanesque art to baroque art.
As for the woman, European art is very different from the art of other great civilizations (except perhaps from Hindu India, once again) by its systematic representation, during two thousand years of the maternity and the child, since the infant until the adolescent. A constant theme everywhere, in even the most humble homes, and in all even the most modest churches. The Nativity scene of the Child Jesus and the Adoration of the Kings each year, and the Holy Family all year round ... And the Massacre of the Innocents as a counterpoint .... what powerful maternal and family symbols! What underlying, contrarian, dialectical values suggested by the Church to a male society, which remained very warlike !
Unlike the representation of woman, the "Renaissance" in the 16th century, did not bring a notable evolution in the image of the child. Eros-Cupid has reappeared, admittedly, but marginally and in the only aristocratic circles. This child was not part of European popular imagery, and Catholic representations of the child remained masters of European homes. The Renaissance does not exist, from the point of view of the child.
The Reformation has consequences well illustrated by the Netherlands since the 17th century: The divine Mother disappears, but the human mother is abundantly represented. As a result, the divine child also disappears, except some paintings of Christ adolescent among the Doctors of the Law. On the other hand, the human child is very represented, and it belongs to all classes of society, peasants, artisans, bourgeois, aristocrats, in scenes of society and landscapes. Dressed exactly like adults, the child is often a somewhat caricatured image of adulthood.
European Modern Art continues to represent women and children frequently. Throughout the very diversified period from 1815 to 1940, the child, like the woman, is very present in European painting, less and less in the religious aspect. It is more and more the profane child, the child of man, who prevails.
Contemporary Art, in our museums? Children? No. White squares, black, red ... straight and curved lines, zigzags, and lots of colorful spots. A childish or infantile art can be, but where the child is absent.

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